Certains produits bancaires d’épargne et de placement font l’objet de ce que l’on appelle une ‘protection des dépôts’. Ce système permet de protéger votre argent si votre banque venait à faire faillite. Mais qu’en est-il exactement pour les assurances-vie ? Ces assurances sont également des produits d’épargne et de placement que vous pouvez souscrire auprès d’une agence bancaire ou d’un courtier en assurances ou d’un établissement de crédit.

Une assurance-vie est un placement intéressant. Mais comment est protégé votre investissement ? Et de quelles garanties bénéficiez-vous ?

La garantie PROTECT vous permet de récupérer au moins une large partie de votre investissement même si l’emprunteur fait défaut.

Protection de capital et rendement

Les fonds de placement avec protection du capital promettent aux investisseurs de récupérer au moins (une partie de) leur mise, à condition de conserver le fonds jusqu’à l’échéance. Outre cette protection du capital, certains gestionnaires de fonds promettent le rendement attendu d’un indice ou l’autre. La plupart des fonds de placement avec protection du capital sont dès lors constitués d’une grande composante obligataire qui offre la protection, et d’une petite composante d’options qui apporte le rendement.

Pourtant, le rendement de ces fonds reste souvent inférieur à celui du marché. Il y a deux raisons à cela. D’une part, l’obligation de protéger le capital impose au gestionnaire du fonds de prendre le moins de risques possible. D’autre part, il s’avère très difficile, mais aussi très coûteux, de suivre l’évolution d’indices au moyen de produits dérivés (options, futures, etc.).

Ne comptez pas trop sur la garantie de capital

La protection du capital n’implique d’ailleurs pas nécessairement une garantie de capital. Fondamentalement, la garantie de capital signifie que vous êtes certain de récupérer votre investissement en cas de faillite, par exemple, du gestionnaire du fonds. Bien qu’ils soient toujours mentionnés dans le prospectus – généralement en petits caractères –, ces risques sont sous-estimés par de nombreux investisseurs.

Illustration frappante

La chute de Lehman Brothers a malheureusement démontré que la garantie de capital n’était pas la panacée. La banque d’affaires américaine avait en effet lancé des placements à haut rendement dans différents pays européens, pour un montant total estimé d’environ 25 milliards d’euros. Une grande partie de ces produits ont été vendus par des banques européennes à des investisseurs particuliers. Lorsque Lehman Brothers a fait faillite en 2008, ces investissements sont partis en fumée. Et en raison de sa faillite, Lehman Brothers n’a pas pu honorer la garantie de capital de ses produits structurés. Plusieurs banques qui avaient commercialisé les placements en question ont heureusement décidé d’indemniser leurs clients, offrant ainsi une garantie de capital (partielle) de leur propre initiative.

Créez votre propre garantie

Les investisseurs peuvent aisément intégrer eux-mêmes une protection du capital à leur portefeuille de placements. Une diversification du patrimoine sur différents produits permet un surcroît de rendement, et pour peu que votre portefeuille soit suffisamment diversifié (à partir d’environ 15 à 20 titres individuels ou d’une dizaine de fonds), le risque de perte diminue à mesure que votre horizon d’investissement s’accroît.